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Zei, le site qui vous aide à devenir écolo

Face au constat de plus en plus alarmants de la communauté scientifique sur le dérèglement climatique et les menaces qui pèsent sur la biodiversité, on parle de plus en plus dans les médias et dans les mouvements citoyens de la nécessité de réduire notre impact sur l’environnement. Pour autant, ce sujet reste curieusement encore trop minoritaire dans le traitement de l’actualité quotidienne. De nombreuses initiatives peu relayées dans les médias traditionnelles  voient pourtant le jour et essaient de répondre à une question essentielle : comment changer nos comportements pour réduire notre impact sur l’environnement ?

 Des solutions technologiques pour nous aider ?

Des centaines de publications et d’articles nous démontrent en effet depuis des années que nous courrons vers une catastrophe écologique. Tous les voyants sont au rouge et les premiers signes du dérèglement climatique commencent à se faire sentir. La biodiversité est menacée comme elle ne l’a jamais été auparavant. Pour autant, l’écologie est loin d’être au centre des préoccupations quotidiennes des français. Bien que concernés par cette problématique, lorsqu’on aborde cette question avec la plupart des gens, on se rend compte que celle-ci est souvent perçu comme assez anxiogène et qu’ils se sentent peu responsable à leur échelle de ce qui se passe. Les solutions proposées sous entendent de remettre en question leur mode de vie ce qui les poussent bien souvent à fermer les yeux en espérant que le problème sera résolu par nos gouvernements et les institutions internationales.

L’enjeu aujourd’hui est en effet d’inventer un nouveau modèle de production et de consommation. Les individus, qui sont à la fois des consommateurs et des citoyens-électeurs doivent être à la base du changement.

Mais comment faire entrer l’écologie dans la vie de chacun d’entre-nous sans que cela soit vécu comme un sacrifice ? Comment rendre l’écologie universelle ? Comment faire en sorte qu’elle soit perçu comme une plus value dans nos vie plutôt que comme une contrainte ?

« On ne va pas non plu revenir à l’âge de Pierre ». Voici le genre de réponse qu’il n’est pas si rare d’entendre. Il est vrai que lorsqu’on commence à lister tout ce que nous devrions faire pour limiter notre impact, cela à de quoi être assez déroutant :

  • moins utiliser sa voiture, voire ne plus en avoir pose des question de mobilité
  • moins consommer de viande, voire ne plus en manger nous oblige à repenser notre manière de manger, de cuisiner, de consommer,
  • ne plus jeter de déchets nous questionne sur l’ensemble nos actes d’achats y compris les plus annodins

2 solutions s’offrent généralement à nous :

  • occulter le problème et vivre avec en espérant que ça n’empire pas
  • prendre son courage à 2 mains et  modifier son mode de vie

Et si on pouvait changer en douceur, y trouver une valorisation sociale, limiter nos efforts psychologique pour se changer soit même ?

Plusieurs initiatives d’entrepreneurs sociaux se sont justement lancé ce défi. Nous aider à changer tout en y prenant du plaisir :

  • Zeï
  • Ca commence par moi
  • Ticket for change
  • Yuka
  • Famille Zero déchets
  • 90 jours
  • Smiile

L’exemple de Zei

Je m’arrêterai dans cet article sur « Zei » que je trouve particulièrement intéressant.

J’affectionne particulièrement l’initiative ZEI https://zei-world.com/qui tente de participer à la réduction de notre impact environnemental. Zei pour Zero Eco Impact est à la fois une plateforme d’information, un réseau social et un outil pour réduire son impact sur l’environnement notamment via la réduction de nos émissions de C02. L’idée de ce projet est de se dire que les êtres humains ne changent leurs comportements que lorsqu’une émotion les poussent à agir. Malgré toutes la rationalité dont nous faisons preuve, ce sont nos peurs et les récompenses émotionnelles qui nous font agir. Zei récompense donc ses acteurs avec des points, des badges et classant ces participants. Ainsi, à chaque fois que je fais une action qui va améliorer mon impact sur l’environnement, je cumule des points qui me motivent et me valorisent socialement. Ce facteur motivationnel est censé nous aider à changer nos comportements de consommation.

Zei, une belle initiative mais peut-elle avoir un impact durable sur nos comportements ?

En effet, créé une communauté active prend du temps et la rendre dépendante d’un outil technologique à  la durée de vie limitée n’est -elle pas un frein aux objectifs qu’elle s’est fixés ?

D’ailleurs, Zei est -il viable économiquement afin de perdurer et avoir un impact ? A ma connaissance, Zeï n’a pas dévoilé publiquement son modèle économique. Le service est gratuit pour les utilisateurs et les entreprises. Cependant, Zei se positionne comme une plateforme valorisant des initiatives de commerce équitable et écologique. On y retrouve aussi bien des fournisseurs d’électricité éthique et écologique comme Enercoop, des marques de vêtements vendant des vêtements upcyclés. Il est aussi possible de faire des dons à diverses associations pour soutenir des projets de reforestations par exemple. Enfin, il est possible de payer pour compenser sa consommation de CO2 au niveau individuel ou pour son entreprise. L’équipe Zei emploie une équipe de près de 10 personnes et a pour ambition de pérenniser son activité.

Il est fort à parier que Zei monnaie la mise en avant de certains projets et initiatives d’entreprises sociales. Il est fort probable que Zei touche également une commission à chaque fois qu’un utilisateur donne de l’argent à une cause ou souscrive à une offre chez un partenaire.

Comment ce service pourrait être amélioré pour avoir plus d’efficience ?

Le projet étant de jouer sur l’aspect émotionnel de nos comportements, un système de coaching individuel ne serait-il pas efficace. Etant moi-même dans une démarche de réflexion sur la manière de réduire mon impact sur l’environnement en tant que citoyen et consommateur, je me rends compte au quotidien de la difficulté de changer mes habitudes, d’autant plus que nous vivons tous dans des groupes d’individus, une famille, des amis, des collègues et que notre consommation est liée à notre activité sociale. Décider de changer sa consommation a forcément un impact social fort qu’il est difficile d’assumer alors qu’on ne sait pas trop soit même comment agir. Difficile en effet d’être un apprenti écolo au milieu de sceptiques. De nombreuses initiatives existent pourtant mais elles ne collent pas forcément à nos habitudes de consommation et on peut vite se retrouver perdu dans toutes les possibilités trouvées sur internet ce qui est un facteur décourageant.

Mon idée serait de mettre en relation une personne qui est passée à un mode consommation durable et d’accompagner un novice en tant que coach en lui donnant des conseils personnalisés quotidiens : alternatives concrètes de consommation, éléments de motivations, arguments pour convaincre son entourage…

La personne qui voudrait être coachée pourrait « payer » pour ce service au même titre qu’elle compense ses émissions carbones mais elle pourrait à son tour être coach sur la plateforme une fois ses objectifs atteints. Ceci permettrait de créer une communauté d’individus experts dans le changement de mode consommation et d’arriver à définir un nouveau modèle de consommateur plus responsable et produisant moins de C02.

Cette communauté permettrait d’attirer toujours plus d’entreprises et d’associations oeuvrant pour un monde plus juste, neutre en émission carbone et respectueux de la biodiversité. Il soutiendrait donc la demande et inciterait les acteurs économiques à créer une demande adaptée notamment dans la grande distribution. Cette communauté pourrait peser en démontrant qu’un grand nombre de consom’acteurs souhaitent consommer autrement et qu’ils doivent s’adapter en propososant eux mêmes des possibilités de consommer responsable, bio et zero déchet.

Une autre idée serait d’utiliser un fonctionnement similaire à l’application Yuka qui permet de scanner les codes bars de produits alimentaires. Une fois scanné, on peut consulter la note du produit du point de vue de son apport nutritionnel et du nombre d’additifs présents. L’application propose ensuite des alternatives de consommations. Un système similaire mais intégrant les critères environnementaux et étiques serait un plus dans ce coaching écologique avec la suggestion de produits locaux, bio, neutre en carbone…

 

Pour conclure, allez- voir Zei, créez-vous un profil et testez voir si ça fonctionne sur vous :)

 

Sources :

https://www.startupplace.io/startup/zero-ecoimpact/

https://zei-world.com/fr/